Lorsqu’on envisage de rejoindre un habitat inclusif, la première inquiétude des futurs habitants et de leurs familles concerne souvent le financement :
« Est-il possible de vivre en colocation inclusive uniquement avec l’AAH ou une petite retraite ? »
La réponse est oui. Grâce à la mutualisation des dépenses et à la combinaison des aides d’État (AAH, APL, PCH, APA), nos locataires parviennent non seulement à payer leur loyer et leurs repas, mais aussi à conserver du pouvoir d’achat pour leurs loisirs au quotidien.
Montant de l’AAH en 2026 : quelle revalorisation au 1er avril ?
L’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) constitue la principale ressource de nombreux habitants. Revalorisée chaque année au 1er avril selon l’inflation, son montant à taux plein atteint 1 041,71 € par mois en 2026.
Pour les personnes âgées de plus de 70 ans ou dépendantes, d’autres dispositifs viennent compléter ce revenu, notamment le crédit d’impôt pour l’emploi d’une aide à domicile (qui permet de déduire 50 % des dépenses d’accompagnement), l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) ou l’ASPA (Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées).
Comment nos locataires vivent-ils avec l’AAH chez Nous-Mêmes ?
Au sein de nos maisons partagées en Sarthe (à Le Mans et Sablé-sur-Sarthe), le modèle repose sur une répartition claire et transparente du budget mensuel :
| Poste de dépense | Comment c’est financé | Ce que ça apporte au locataire |
| Loyer & Charges | Financé par l’AAH / Retraite + réduits grâce aux APL (CAF). | Un studio privatif PMR neuf et sécurisé. |
| Accompagnement humain | Financé par la PCH (MDPH) ou l’APA + Crédit d’impôt. | Des auxiliaires de vie pour l’aide quotidienne selon les besoins. |
| Vie partagée & Repas | Mutualisation des courses entre les 5 colocataires. | Des repas équilibrés cuisinés ensemble à moindre coût. |
Que permet de faire ce budget au quotidien ? Les exemples concrets de nos locataires
Grâce à la mutualisation des charges de la maison, vivre en habitat inclusif coûte bien moins cher qu’un logement individuel isolé. Cela permet à nos habitants de conserver ce qu’ils appellent leur « reste à vivre » pour s’épanouir :
- Sandrine : Avec son AAH à 1 041 €. Sa gestion financière maîtrisée lui permet de faire du shopping en centre-ville, de s’acheter des livres sur l’Égypte à la médiathèque et d’économiser pour ses projets.
- Louis : La mutualisation des courses alimentaires lui évite le gaspillage. Il préserve ainsi son budget personnel pour pratiquer le handball adapté et participer aux sorties.
- Nolan : Il gère son AAH avec l’aide de son curateur. Il lui reste entre 200 et 300 euros par mois d’argent de poche par mois,suffisamment pour acheter son matériel de création musicale et prendre le TGV vers Angers pour voir ses proches.
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